Le Blog of le Dobik

23.8.05

Cher Blog...


Aujourd'hui, j'ai décidé de t'écrire comme à mon journal intime, à qui j'ai toujours tant de choses à raconter. Mon journal intime à moi, il n'existe pas vraiment. C'est plutôt un truc de meuf. Mais aujourd'hui, mon journal intime c'est toi, cher blog. Cependant, mon petit blogounet, quelque chose me dérange : si tu es supposé être mon journal intime, comment vas-tu réussir à garder un secret, puisque tu es ouvert au monde entier (même s'il n'y a qu'une poignée de personnes qui viennent te consulter). Ainsi, pour ne pas trop t'en vouloir de divulguer mes secrets les plus intimes, les choses que je n'ai racontées à personne, je vais t'écrire en modifiant les noms des personnes citées, pour ne pas incriminer qui que ce soit.

Voilà, je t'écrit parce que je suis un peu triste en ce moment. En effet, je comptais sur certaines personnes pour m'envoyer des courriers électroniques mais ce matin, en arrivant à mon poste, la déception était totale. Marie-Ange-Louis-Joseph ne m'avait pas répondu alors qu'il devrait en avoir eu le temps, parce qu'il finit son stage et qu'il a déjà fait la majeure partie de son rapport. Ma soeur Cunégonde non plus mais elle au moins a une raison puisqu'elle n'a plus d'accès illimité à internet. Mais d'une façon générale, mes comparses de promo, les Wookies, ne m'écrivent pas beaucoup, et ceux de la promo d'en dessous, les Indiens, non plus, et je suis donc dans l'attente du petit message qui s'affichera sur mon écran pour m'annoncer l'arrivée de quelque nouvelle.

Ah là là, cher blog, que le temps paraît long ici. Il faut dire que la Picardie n'est pas une région gâtée par sa météo : aujourd'hui, il pleut, alors qu'on est en plein été. Et ça n'a pas été bien mieux avant : la plupart du temps était variable. Je me surprends à repenser à des moments plus joyeux, alors que je passais de longues soirées à discuter et à réinventer le monde au côtés d'amis tels Jean-François-Xavier-Henri ou Charles-Armand puis que nous allions soulager la nature et nous-mêmes au pied d'un arbre, ou encore, alors que je batifolais dans les prés avec Naomi et Cindy. Ah oui, tout n'était pas aussi morose. Il y a eu des étés plus ensoleillés que je passais avec Bernard-Henri à nous moquer de Ginette, ou encore en camping chez mes grands-parents Maurice et Sibylle à draguer les hollandaises aux noms imprononçables. Mais ce temps est révolu. Il faut maintenant que je supporte les arrivées éthyliques de mon frère Pierre-Yves et les courtes nuits arrosées de pluie. Mon blog, toi à qui je tiens tant, tu es mon seul refuge parmi tant de misère.

Quoique non, j'ai un autre refuge : c'est Bérénice, mon rayon de Soleil parmi toute cette couverture nuageuse sur le nord-est. Jolie comme un coeur, toujours souriante, très sympathique et chaleureuse à mon égard, elle ne connait pas encore l'affection que je lui tiens. Je me réfugie dans ces images d'elle, la revoyant me raconter ses histoires ou au contraire contempler le vide avec son regard si envoûtant. Dans ces moments là, j'aimerais être le vide qu'elle regarde si longuement, mystérieusement songeant à quelque pensée qui m'échappe. Mais quels sont ses sentiments à mon égard, que pense-t-elle de moi ? Et comment pourrai-je lui annoncer ce que je ressens, sans pour autant avoir l'air de la forcer à m'accepter par pitié ? Je ne sais plus quoi faire, mon cher blog, je suis au désarroi, désarmé face à de tels charmes et mes sentiments, et j'espère que c'est en toi que je trouverai les réponses qu'il me faut, car je n'oserai pas me confier à quelqu'un d'autre.

Mon cher blog, aide moi à trouver le courage de redevenir moi-même, de ne plus être esclave de ce que je ressens, afin de pouvoir partager, communiquer tout ça.

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