Le Blog of le Dobik

23.5.06

It's alive !!!

Bon, alors, que s’est-il passé dans le dernier petit mois (ou gros mois, ça dépend des mois) depuis que j’ai pas écrit ? Bah, tout est dit dans le titre : j’ai retrouvé ma vie !
Hmmm, c’est vrai que dit comme ça, je comprends que vous compreniez pas, mais merci de comprendre que je comprends que vous ne compreniez pas. Donc, comment expliquer tout ça ?

Tout d’abord, je vous remercie de ne pas avoir commenté le précédent post, il était nul. Comme vous l’aurez compris, ou pas, j’étais pas dans une super période. Pourquoi ? Bah tout simplement parce que j’étais cloué à Berlin sans pouvoir bouger mais en ne foutant absolument rien du tout, parce que je devais me trimballer un jour à tel bureau, le suivant à un autre, le suivant retourner voir le prof,… Et qu’au bout de deux semaines, c’est saoulant (lors du dernier post) mais qu’au bout d’un mois et demi, c’est une véritable torture.

Non, en fait, j’y pense, y a un autre tout d’abord plus important. Donc je recommence…

Tout d’abord, non, je n’avais pas perdu la vie. J’avais perdu MA vie. Oh et puis merde, je pense que vous avez compris l’idée avec le paragraphe précédent (qui aurait dû être après, mais tant pis, j’aime pas trop modifier ce que j’écris, sauf pour l’orthographe). Donc voilà, vous avez compris que je me faisais chier, que ça m’emmerdait, et donc que je me sentais pas particulièrement d’humeur à vous raconter des choses inintéressantes (oui, je sais, j’avais plein de temps pour le faire, mais j’étais pas In the Mood for Love (oui, quand j’écris un post, c’est comme si je faisais l’amour à mon ordi : la montée de tension avant, le stress de bien faire pendant, toutes ces sensations quand je finis, cette libération, bref, c’est fantastique, vous devriez essayer (de faire l’amour j’entends, bien sûr)).

Bon, et donc maintenant, j’ai enfin commencé mon stage (depuis une semaine, c’est pour dire si j’ai commencé tard). Alors, en quoi il consiste ce stage, je le fais où (pas dans le cul de qui ou quoique ce soit, vous en faites pas),… ? Patience, ça arrive.
Alors, je fais mon stage dans un institut de recherche national spécialisé dans les matériaux qui s’appelle (en allemand, attention) le BundesAnstalt für Materialforschung und –prüfung, plus communément appelé BAM (je vous ai même mis les majuscules pour que vous puissiez voir en quoi on l’appelle comme ça).
Pour ce qui est du sujet de mon stage, y a pas vraiment de clause indiquant que j’ai pas le droit d’en parler (en fait si, mais de toute façon je retravaille un article disponible au grand public, donc on s’en fout) donc voici : je brûle du plastique. Imaginez la joie pour un pyromane refoulé ! Mais en fait non, ça m’aide pas tant que ça. Parce qu’en fait, pour être plus précis, je teste une toute nouvelle machine qui brûle les plastiques de manière spécifique et contrôlée dans un four céramique et tout, donc on ne voit rien. Pas de grosses flammes, de fumée noirâtre dégueulasse et puante, rien de tout ça. Donc c’est pas si marrant que ça.
Enfin, pour vous rassurer quand même, je ne fais pas ça juste pour le fun, y a une raison à tout ça. En fait, je teste ce tout nouvel appareil pour d’abord voir s’il est bien (ce qui a l’air d’être le cas) et si oui (ce qui a toujours l’air d’être le cas) je vais tester plein de plastiques (des polymères purs, avec plastifiants, avec fibres,…) pour voir en quoi tout ça pourrait éventuellement aider à créer des plastiques plus résistants au feu.
Donc je fais ça pour une bonne cause. Grâce à moi, y aura moins de feux d’avions (c’est l’aviation américaine qui a demandé un tel truc, vous vous en doutez), et aussi moins de circuits électriques qui crameront, de jouets pour gosses qui leur détruira la face à jamais (à moins de moyenner une grosse opération de chirurgie esthétique), de gens qui mourront comme descons chez eux parce qu’ils ont oublié d’éteindre le four ou je sais pas quoi. Bon, ok, peut-être pas directement, mais ce que j’aurai fait aidera à achever tout ça. Je suis un peu comme la première pierre d’un pont ou de n’importe quoi avec plein de pierres. Bref, vous comprenez l’idée.

Donc oui, pour reprendre le titre (enfin, indirectement, le titre c’est une citation de Frankenstein, je vous laisse deviner à quel moment), j’ai enfin retrouvé ma vie dans le sens où je suis sorti de cet état de larve pour reprendre un véritable rythme de vie sain et normal. Je me sens plus en forme aussi bien physique que mentale (quoique je suis plus fatigué quand même). Bref, un nouveau départ, et accessoirement le dernier de mes études…

Bon, je crois avoir tout expliqué de ce qui était vraiment important. J’avais hésité à un moment à vous sortir la super blague « Et là, BAM » genre parce que je fais mon stage au BAM. Enfin, vous voyez le genre. Mais bon, tout ça pour dire que tout est cool maintenant ! Maintenant en fait, mon problème majeur c’est de trouver la citation de la fin. Allez, allons avec une petite citation de Requiem for a Dream, la plus marrante du film d’après moi, mais beaucoup de gens la ratent parce qu’elle est à un moment pas si cool que ça. J’explique pas la situation pour ne rien gâcher à ceux qui l’ont pas vu (même si ça risque de gâcher un tout petit peu quand même) (et de toute façon, si vous l’avez pas vu, c’est que vous êtes de grosses merdes) :

I know it's pretty baby, but I didn't take it out for air.