Nul n'est parfait
Ouah, encore un titre sans points de suspensions ! Quoique bon, c'était tentant, mais je me suis retenu. Aujourd'hui, je vais vous raconter un peu ce week end qui vient de se terminer, qui a été marqué entre autres par un petit voyage à Chemnitz, pas très loin de Leipzig. Mais bon, ça c'est le seul truc qui était prévu, le reste est venu au feeling...
Mais bon, le fait d'être allé à Leipzig n'explique pas un tel titre. Alors pourquoi entamé-je cet article avec un tel titre ? Ben parce que même si j'essaie de me tenir à carreau d'une façon générale, surtout en ce qui concerne l'alcool, parfois ça déborde un peu (pas de mon verre) et ça dérive un petit peu en spirale logarithmique testiculaire (pour être poli et ne pas dire que ça part méchamment en couille ; merde je l'ai dit...). Alors voyons, comment vais-je vous raconter ça ?
Ben, comme tout bon week end, il a commencé vendredi soir. Ouais, je suis en week end un peu avant, c'est-à-dire vendredi midi, mais bon, là n'est pas le début des festivités. Quoique, juste pour le fun, je vais vite fait vous dire ce que j'ai fait vendredi après-midi, enfin surtout le seul truc marrant : je me suis acheté mon premier bouquin en allemand ! Mon premier roman en allemand, en l'occurence un truc de SF (encore, oui), qui avait été remarqué par Orson Scott Card, auteur SF américain assez connu (surout pour la série des Ender). Je me suis donc dit que ça devait être raisonnablement bon, et ai donc acheté le premier roman d'un certain Andreas Eschbach : Der Haarteppichknüpfer (le tisseur de tapis de cheveux, oui, avec un gars qui tisse un tapis avec les cheveux de sa femme et de ses filles, mais bon, je vais pas tout vous raconter, vous me prendriez pour un fou, ce que je suis bel et bien mais pas pour les mêmes raisons). J'arrive pas à comprendre tous les mots, mais par phrase ça va. En fait, c'est un peu ce à quoi je m'attendais niveau compréhension. Mais bon, allez, passons à la suite...
Donc arrivé le soir, avec quelques uns de mes potes chiliens qui ont récemment fait l'acquisition d'encore plus de pisco, l'alcool chilien par excellence, ils avaient décidé de se faire un "boteillon" (ah oui, je risque pour le plaisir de lâcher quelques mots en espagnols, et je vous préviens, je ne suis pas du tout sûr de l'orthographe), ce qui correspond plus ou moins à se bourrer la gueule en finissant toutes les bouteilles qu'on trouve. Original, non, comme concept ? Donc bref, on se pose dans notre salon avec bières, vodka et surtout pisco ("chuSpa lo" jajajaja (équivalent espagnol de hahahaha), vous comprenez pas là, hein ?). On commence à se boire tout ça, peinards, et à l'occasion, Javier se fait un plaisir d'écrire un poème que je ne vous traduirai pas, mais qui se terminait par "Pisco, ohne S, wird'st du besser" (et là encore, vous ne comprenez pas, jajajaja). Bref, on commence à être bien torchés quand on nous dit que Louisa, une erasmuse (oui, j'ai décidé que les erasmus femelles seraient appelées les erasmuses) italienne que personne ne connaissait mais dont nous connaissions l'adresse, fêtait son anniversaire, et donc on est tous partis ensemble chez cette dernière. Là-bas, bien sûr, encore plus de boisson, et c'est là que les choses ont mal tournées. Ou plutôt, elles ont juste tournées. Parce que comme je me souviens pas vraiment de la suite, je peux pas vraiment dire que c'était mal. Mais bon, après avoir parlé à quelques personnes que je connaissais (et d'autres que je ne connaissait pas), j'ai perdu la mémoire. Voilà, fin de l'histoire. Non, je déconne...
Donc lendemain matin, lever vers midi parce qu'on devait prendre notre train pour aller à Chemnitz, je me rends compte que je suis encore un peu bourré de la veille. Et surtout, je me rends compte que je sais pas trop ce qui s'est passé. Après avoir fait ma petite enquête, voici ce que j'en ai déduit...
Pour des raisons qui dépassent l'entendement humain, je me suis vu choisir par Dieu pour remplir une mission sacrée d'une extrême importance en tant qu'espion pour Dieu. Donc je ne pouvais laisser personne savoir ce que je faisais, ni pourquoi, mais il était d'une extrême importance que je le fasse. Mais là vous commencez à vous demander ce que c'était que cette mission de merde. Désolé mais si je vous le disais, je serai obligé de vous tuer ensuite. Non, je déconne... En fait, je devais empêcher tous les abus entre personnes de sexes opposés dûs à une trop forte consommation d'alcool. En d'autres termes, je me suis appliqué à essayer de casser tous les couples qui étaient en train de se former. En effet, comme tout le monde était complètement bourré, pas besoin de tester leur alcoolémie, il suffisait que je voie un mec et une meuf en train de discuter pour me ramener et les séparer, le tout en beuglant dans ma barbe quelques conneries dans une langue inconnue.
Et comme il se doit, avec une telle mission, et d'une telle importance, je me suis appliqué et ai même mis ma santé en danger. Forcément, faut imaginer la situation : tu commences à taper la tchatche à une meuf, et y a un petit con qui se ramène, vous sépare, et commence à raconter n'importe quoi que personne ne peut comprendre. Qu'est-ce que tu fais ? Tu le tapes. Normal. Enfin, pour un bourré, c'est normal. Bref, j'ai failli me faire taper à plusieurs reprises, mais m'en suis tiré indemne car Dieu était de mon côté.
Sinon, à un moment, j'ai aussi lancé une sorte de réunion, et j'ai bien évidemment fait chier tout le monde pour qu'ils viennent écouter ce que j'avais à raconter. Enfin, tout le monde, non. Seulement les gens que je connais un minimum. Et je les ai bien fait chier, comme seul un gars bien bourré sait le faire. Le tout, parce que je pensais qu'on devrait déclarer la guerre aux US, et qu'il fallait qu'on fasse ça tous ensemble...
Aussi, accessoirement, dans la foulée, j'ai chialé. Personne ne sait vraiment pourquoi, même si j'ai mon idée là-dessus, mais bon, je ne m'attarderai pas sur ce sujet.
En fin de compte, je suis rentré avec une erasmuse polonaise qui est avec moi dans quelques cours, mais avec qui je n'ai quasiment jamais parlé. Et je sens que quand je vais la revoir, demain ou alors plus tard dans la semaine, ça risque d'être très drôle, mais pas forcément pour moi...
Sinon, ce soir là aussi, Tacchy, encore un pote chilien, a aussi vécu une petite aventure sympathique. Alors qu'il rentrait avec Jotte (un autre chilien), il s'arrête pour se prendre un kebab et demande à Jorge de l'attendre quelques minutes. Evidemment, entre bourrés, on se respecte et se comprend (oui, eux aussi étaient bourrés), et donc Jorge lui réponds un truc du genre "ok, pas de problème", et se casse pendant que Tacchy avait le dos tourné... Bon, à priori, pas grave, il se prendrait son kebab et rentrerait tout seul. Mais, bourré comme il était, il s'est retrouvé à descendre du métro à Hauptbahnhof, Leerther Bahnhof, une gare qui est en construction, et en essayant de trouver la sortie, s'est perdu dans un dédale de couloirs en construction pour une nouvelle ligne de métro, et n'arrivait pas à trouver la sortie. Surtout , il a bien flippé parce qu'à un moment il s'est retrouvé face à un groupe de néo-nazis (selon lui, du moins), qui se sont mis à le courser. Bref, je suis pas seul à avoir vécu une belle aventure ce soir là...
Donc samedi matin, encore un peu bourrés, on se lève à la bourre, et on finit par se décider à prendre le train suivant, parce qu'on avait faim, la tête dans le cul, et surtout qu'on aurait perdu une course face à des escargots (on avait du mal à réagir à notre environnement). Donc on s'est bougés pour se prendre un kebab (la flemme de cuisiner), on en a finalement pris deux chacun, puis on s'est bougés à la gare pour prendre notre train. Ce que je vous ai pas encore dit, c'est pourquoi est-ce qu'on allait à Chemnitz ? Bon, moi j'avais rien à y faire, mais ceux avec qui j'y allais (que des chiliens : Javier, Tacchy, Nico et Ruben) avaient une amie là-bas qu'ils voulaient voir. Non, c'était pas exactement une amie : en fait c'était leur prof d'allemand au Chili. Mais bon, ils avaient de bonnes relations avec elles, et elle n'a que genre 28 ans, donc ça passait encore, ça faisait pas trop bizarre.
Donc après environ 4h de train, on arrive à Chemnitz, où la température ambiante suffirait à geler les couilles d'un pingouin. Et donc, on est allés chez elle, on s'est fait une petite bouffe, et une petite soirée (chez des voisins à elle, puis en boîte). Bon, là, j'ai pas vraiment grand chose de bien marrant à raconter, hormis un petit truc marrant. A un moment, quand on était en boîte et que j'admirais les formes avantageuses d'une jeune demoiselle (euh, pour toutes remarques à ce sujet, je vous rappelle le vieil adage : ce n'est pas parce qu'on a déjà commandé qu'on ne peut pas regarder la carte), je me suis fait griller en flagrant délit. En effet, à un moment, la meuf se tourne vers moi, comprends très bien à quel niveau trainaient mes yeux (ou plutôt mon regard, parce que j'ai gardé mes yeux dans ma tête), et en réponse elle m'a fait un joli signe de la main droite où, étonnamment, le doigt du milieu n'a pas plus d'importance que les autres : le pouce sur le nez et l'ensemble des doigts qui bougent un peu comme si on jouait sur une trompette fictive (oui, je sais, y a un nom pour ce geste, mais là je m'en souviens pas, et ça fait déjà quelques minutes que je cherche, donc tant pis).
Et puis, parce que quand y en a plus, y en a toujours encore, un dernier petit truc drôle : en rentrant chez elle après la boîte, on avait tous faim donc on a voulu se faire une pizza, mais comme un con je me suis endormi sur ma chaise avant qu'elle ne soit cuite, et n'en ai donc pas mangé. Je me suis réveillé vers le lever du Soleil pour changer de lit, et aller pioncer sur un canapé (c'était pas bien mieux, en fait).
Voilà, après ça, dimanche, on est allé dans un petit bled pas très loin où la majorité de la famille de la prof habitait, et surtout où ses parents avaient un restaurant, et on s'est fait inviter. Les serveurs étaient grecs et ont pas mal discuté avec nous, c'était marrant. Et enfin, on est retournés à Chemnitz, on s'est un peu balladés, puis on est rentrés à Berlin.
Voilà, j'ai fini ma petite narration de mon fameux week end. Comme d'habitude, pour terminer mon post, voici une petite citation. En l'occurence, un grand classique, mais il fallait bien que je la sorte à un moment, une des plus belles insultes lancées par un français envers un anglais dans l'histoire du cinéma, tirée du Sacré Graal de Monty Python :
I don't want to talk to you no more, you empty headed animal food trough wiper. I fart in your general direction. Your mother was a hamster and your father smelt of elderberries.
Mais bon, le fait d'être allé à Leipzig n'explique pas un tel titre. Alors pourquoi entamé-je cet article avec un tel titre ? Ben parce que même si j'essaie de me tenir à carreau d'une façon générale, surtout en ce qui concerne l'alcool, parfois ça déborde un peu (pas de mon verre) et ça dérive un petit peu en spirale logarithmique testiculaire (pour être poli et ne pas dire que ça part méchamment en couille ; merde je l'ai dit...). Alors voyons, comment vais-je vous raconter ça ?
Ben, comme tout bon week end, il a commencé vendredi soir. Ouais, je suis en week end un peu avant, c'est-à-dire vendredi midi, mais bon, là n'est pas le début des festivités. Quoique, juste pour le fun, je vais vite fait vous dire ce que j'ai fait vendredi après-midi, enfin surtout le seul truc marrant : je me suis acheté mon premier bouquin en allemand ! Mon premier roman en allemand, en l'occurence un truc de SF (encore, oui), qui avait été remarqué par Orson Scott Card, auteur SF américain assez connu (surout pour la série des Ender). Je me suis donc dit que ça devait être raisonnablement bon, et ai donc acheté le premier roman d'un certain Andreas Eschbach : Der Haarteppichknüpfer (le tisseur de tapis de cheveux, oui, avec un gars qui tisse un tapis avec les cheveux de sa femme et de ses filles, mais bon, je vais pas tout vous raconter, vous me prendriez pour un fou, ce que je suis bel et bien mais pas pour les mêmes raisons). J'arrive pas à comprendre tous les mots, mais par phrase ça va. En fait, c'est un peu ce à quoi je m'attendais niveau compréhension. Mais bon, allez, passons à la suite...
Donc arrivé le soir, avec quelques uns de mes potes chiliens qui ont récemment fait l'acquisition d'encore plus de pisco, l'alcool chilien par excellence, ils avaient décidé de se faire un "boteillon" (ah oui, je risque pour le plaisir de lâcher quelques mots en espagnols, et je vous préviens, je ne suis pas du tout sûr de l'orthographe), ce qui correspond plus ou moins à se bourrer la gueule en finissant toutes les bouteilles qu'on trouve. Original, non, comme concept ? Donc bref, on se pose dans notre salon avec bières, vodka et surtout pisco ("chuSpa lo" jajajaja (équivalent espagnol de hahahaha), vous comprenez pas là, hein ?). On commence à se boire tout ça, peinards, et à l'occasion, Javier se fait un plaisir d'écrire un poème que je ne vous traduirai pas, mais qui se terminait par "Pisco, ohne S, wird'st du besser" (et là encore, vous ne comprenez pas, jajajaja). Bref, on commence à être bien torchés quand on nous dit que Louisa, une erasmuse (oui, j'ai décidé que les erasmus femelles seraient appelées les erasmuses) italienne que personne ne connaissait mais dont nous connaissions l'adresse, fêtait son anniversaire, et donc on est tous partis ensemble chez cette dernière. Là-bas, bien sûr, encore plus de boisson, et c'est là que les choses ont mal tournées. Ou plutôt, elles ont juste tournées. Parce que comme je me souviens pas vraiment de la suite, je peux pas vraiment dire que c'était mal. Mais bon, après avoir parlé à quelques personnes que je connaissais (et d'autres que je ne connaissait pas), j'ai perdu la mémoire. Voilà, fin de l'histoire. Non, je déconne...
Donc lendemain matin, lever vers midi parce qu'on devait prendre notre train pour aller à Chemnitz, je me rends compte que je suis encore un peu bourré de la veille. Et surtout, je me rends compte que je sais pas trop ce qui s'est passé. Après avoir fait ma petite enquête, voici ce que j'en ai déduit...
Pour des raisons qui dépassent l'entendement humain, je me suis vu choisir par Dieu pour remplir une mission sacrée d'une extrême importance en tant qu'espion pour Dieu. Donc je ne pouvais laisser personne savoir ce que je faisais, ni pourquoi, mais il était d'une extrême importance que je le fasse. Mais là vous commencez à vous demander ce que c'était que cette mission de merde. Désolé mais si je vous le disais, je serai obligé de vous tuer ensuite. Non, je déconne... En fait, je devais empêcher tous les abus entre personnes de sexes opposés dûs à une trop forte consommation d'alcool. En d'autres termes, je me suis appliqué à essayer de casser tous les couples qui étaient en train de se former. En effet, comme tout le monde était complètement bourré, pas besoin de tester leur alcoolémie, il suffisait que je voie un mec et une meuf en train de discuter pour me ramener et les séparer, le tout en beuglant dans ma barbe quelques conneries dans une langue inconnue.
Et comme il se doit, avec une telle mission, et d'une telle importance, je me suis appliqué et ai même mis ma santé en danger. Forcément, faut imaginer la situation : tu commences à taper la tchatche à une meuf, et y a un petit con qui se ramène, vous sépare, et commence à raconter n'importe quoi que personne ne peut comprendre. Qu'est-ce que tu fais ? Tu le tapes. Normal. Enfin, pour un bourré, c'est normal. Bref, j'ai failli me faire taper à plusieurs reprises, mais m'en suis tiré indemne car Dieu était de mon côté.
Sinon, à un moment, j'ai aussi lancé une sorte de réunion, et j'ai bien évidemment fait chier tout le monde pour qu'ils viennent écouter ce que j'avais à raconter. Enfin, tout le monde, non. Seulement les gens que je connais un minimum. Et je les ai bien fait chier, comme seul un gars bien bourré sait le faire. Le tout, parce que je pensais qu'on devrait déclarer la guerre aux US, et qu'il fallait qu'on fasse ça tous ensemble...
Aussi, accessoirement, dans la foulée, j'ai chialé. Personne ne sait vraiment pourquoi, même si j'ai mon idée là-dessus, mais bon, je ne m'attarderai pas sur ce sujet.
En fin de compte, je suis rentré avec une erasmuse polonaise qui est avec moi dans quelques cours, mais avec qui je n'ai quasiment jamais parlé. Et je sens que quand je vais la revoir, demain ou alors plus tard dans la semaine, ça risque d'être très drôle, mais pas forcément pour moi...
Sinon, ce soir là aussi, Tacchy, encore un pote chilien, a aussi vécu une petite aventure sympathique. Alors qu'il rentrait avec Jotte (un autre chilien), il s'arrête pour se prendre un kebab et demande à Jorge de l'attendre quelques minutes. Evidemment, entre bourrés, on se respecte et se comprend (oui, eux aussi étaient bourrés), et donc Jorge lui réponds un truc du genre "ok, pas de problème", et se casse pendant que Tacchy avait le dos tourné... Bon, à priori, pas grave, il se prendrait son kebab et rentrerait tout seul. Mais, bourré comme il était, il s'est retrouvé à descendre du métro à Hauptbahnhof, Leerther Bahnhof, une gare qui est en construction, et en essayant de trouver la sortie, s'est perdu dans un dédale de couloirs en construction pour une nouvelle ligne de métro, et n'arrivait pas à trouver la sortie. Surtout , il a bien flippé parce qu'à un moment il s'est retrouvé face à un groupe de néo-nazis (selon lui, du moins), qui se sont mis à le courser. Bref, je suis pas seul à avoir vécu une belle aventure ce soir là...
Donc samedi matin, encore un peu bourrés, on se lève à la bourre, et on finit par se décider à prendre le train suivant, parce qu'on avait faim, la tête dans le cul, et surtout qu'on aurait perdu une course face à des escargots (on avait du mal à réagir à notre environnement). Donc on s'est bougés pour se prendre un kebab (la flemme de cuisiner), on en a finalement pris deux chacun, puis on s'est bougés à la gare pour prendre notre train. Ce que je vous ai pas encore dit, c'est pourquoi est-ce qu'on allait à Chemnitz ? Bon, moi j'avais rien à y faire, mais ceux avec qui j'y allais (que des chiliens : Javier, Tacchy, Nico et Ruben) avaient une amie là-bas qu'ils voulaient voir. Non, c'était pas exactement une amie : en fait c'était leur prof d'allemand au Chili. Mais bon, ils avaient de bonnes relations avec elles, et elle n'a que genre 28 ans, donc ça passait encore, ça faisait pas trop bizarre.
Donc après environ 4h de train, on arrive à Chemnitz, où la température ambiante suffirait à geler les couilles d'un pingouin. Et donc, on est allés chez elle, on s'est fait une petite bouffe, et une petite soirée (chez des voisins à elle, puis en boîte). Bon, là, j'ai pas vraiment grand chose de bien marrant à raconter, hormis un petit truc marrant. A un moment, quand on était en boîte et que j'admirais les formes avantageuses d'une jeune demoiselle (euh, pour toutes remarques à ce sujet, je vous rappelle le vieil adage : ce n'est pas parce qu'on a déjà commandé qu'on ne peut pas regarder la carte), je me suis fait griller en flagrant délit. En effet, à un moment, la meuf se tourne vers moi, comprends très bien à quel niveau trainaient mes yeux (ou plutôt mon regard, parce que j'ai gardé mes yeux dans ma tête), et en réponse elle m'a fait un joli signe de la main droite où, étonnamment, le doigt du milieu n'a pas plus d'importance que les autres : le pouce sur le nez et l'ensemble des doigts qui bougent un peu comme si on jouait sur une trompette fictive (oui, je sais, y a un nom pour ce geste, mais là je m'en souviens pas, et ça fait déjà quelques minutes que je cherche, donc tant pis).
Et puis, parce que quand y en a plus, y en a toujours encore, un dernier petit truc drôle : en rentrant chez elle après la boîte, on avait tous faim donc on a voulu se faire une pizza, mais comme un con je me suis endormi sur ma chaise avant qu'elle ne soit cuite, et n'en ai donc pas mangé. Je me suis réveillé vers le lever du Soleil pour changer de lit, et aller pioncer sur un canapé (c'était pas bien mieux, en fait).
Voilà, après ça, dimanche, on est allé dans un petit bled pas très loin où la majorité de la famille de la prof habitait, et surtout où ses parents avaient un restaurant, et on s'est fait inviter. Les serveurs étaient grecs et ont pas mal discuté avec nous, c'était marrant. Et enfin, on est retournés à Chemnitz, on s'est un peu balladés, puis on est rentrés à Berlin.
Voilà, j'ai fini ma petite narration de mon fameux week end. Comme d'habitude, pour terminer mon post, voici une petite citation. En l'occurence, un grand classique, mais il fallait bien que je la sorte à un moment, une des plus belles insultes lancées par un français envers un anglais dans l'histoire du cinéma, tirée du Sacré Graal de Monty Python :
I don't want to talk to you no more, you empty headed animal food trough wiper. I fart in your general direction. Your mother was a hamster and your father smelt of elderberries.
